vendredi 17 octobre 2014

Postuler à une offre d'emploi quand on ne remplit pas tous les critères : vraie ou fausse bonne idée ?








Devant la tension du marché ou de certaines fonctions  , beaucoup d'entre vous postulent à des offres d'emploi alors qu'ils ou elles ne possèdent pas totalement le profil recherché .

Pour d'autres , il s'agit plus simplement d'adopter une stratégie  de type " jean Claude DUSSE " adaptée au recrutement à savoir " on ne sait jamais , sur un malentendu , ca peu marcher " .


Mais sachez que la motivation et les bonnes intentions ne suffisent pas pour un recruteur . Ne vous en déplaise , certaines exigences en termes de profil ne sont en effet pas négociables .

Quelle est donc la limite raisonnable pour " tenter le coup ? "

Soyez tout d'abord vigilant sur la façon dont l'offre est rédigée et sur les termes qui sont utilisés pour décrire les compétences et les expériences recherchées ...Surtout celles dont vous ne disposez pas !

Quand vous lisez des mots comme "  souhaitable " , " serait un plus " , " apprécié " ou " idéalement " ; alors vous pouvez postuler sans aucun état d’âme puisque les critères mentionnés ne sont pas obligatoires.

En revanche , des mots comme " indispensable " , " obligatoire " , " requis " ou " rédhibitoire "  doivent vous alerter et vous inciter à ne pas être candidat quand vous ne remplissez pas les conditions " exigées " . Ce n'est pas parce que votre volonté à occuper cette fonction est grande que cela compense votre inadéquation avec les critères objectifs du poste . Inutile donc de rédiger une lettre de motivation grandiloquente lorsque vous savez pertinemment que vous ne correspondez pas au profil .

Enfin , cela vous surprendra peut-être mais ayez à l'esprit que bon nombre de recruteurs lisent attentivement votre CV . Faites  dons attention à l'exactitude de la fonction que vous mentionnez en titre .

Si le poste que vous inscrivez en tête de CV n'est pas votre poste actuel mais celui auquel vous prétendez , alors prenez la précaution d'inscrire en préalable " Poste recherché : Responsable Marketing " , par exemple .

Vous écrivez ainsi une incompréhension entre l'intitulé et le contenu de votre CV et vous gagnerez en efficacité par la même occasion .

Laurent HYZY  



jeudi 25 septembre 2014

De combien de temps en moyenne disposez-vous pour envoyer votre candidature ?










À partir de la date de parution de l'annonce, vous disposez, en moyenne de 48h

En effet, certains conseillent d'envoyer sa candidature le plus tôt possible, afin de ne pas se faire doubler par d'autres postulants. Ne jamais remettre à plus tard, vous risqueriez de passer à côté d'une opportunité

Toutefois, d'autres préconisent, au contraire d'écrire après le premier flot de candidatures, afin de pouvoir arriver « en sauveur ».( maximum 4 jours)

Quel que soit le choix que vous ferez, il est indispensable d'envoyer votre candidature après l'avoir travaillée, peaufinée, adaptée au poste pour lequel vous postulez.

Une recherche d'emploi est un travail quotidien, de longue haleine et qui demande une parfaite organisation et jamais de l'approximatif.

Les fautes d'orthographe, de syntaxes, de constructions de phrases, nous ne le répèterons jamais assez sont à proscrire. Faites vous aider si vous avez des doutes. L'écriture texto est à bannir !

Ne soyez pas surpris de ne jamais avoir de réponse si vous ne remplissez pas ces conditions

Les CV anonymes, sans âge, sans photo, et sans adresse sont bien entendu d'une totale hypocrisie !

Ne trichez pas.




Source : Emploi Rousset ( Paca )

dimanche 7 septembre 2014

Cinq regles d'or pour doper sa carrière grace aux réseaux sociaux









Par Dominique Perez publié le 05/05/2014

Linked'In, Viadeo, Twitter . . . Y être est devenu incontournable pour exister professionnellement et se montrer actif sur le marché de l’emploi. Conseils pour profiter au mieux des opportunités que les réseaux vous offrent. 

Difficile de mesurer précisément l’influence des réseaux sociaux sur le recrutement et les effets au long cours de votre présence sur Viadeo, Linked'In, Twitter ou Facebook. Seule certitude : ils sont de plus en plus utilisés, d'une part comme moyen de repérage de candidatures (sourcing) par les recruteurs, d'autre part comme un moyen de faire évoluer sa carrière pour les salariés.
Linked'In et Viadeo, qui se positionnent clairement comme des sites reliés au monde du travail, ne s'y sont pas trompés. "Un profil représente une carte de visite dynamique, en même temps qu'un blog et un CV", estime par exemple Olivier Fécherolle, directeur du développement de Viadeo. Aussi utile donc pour le business que pour se positionner sur le marché de l'emploi. . . "Il faut être sur les réseaux sociaux pour détecter les opportunités . . . et être soi-même détecté", confirme Damien Crequer, directeur associé du cabinet de recrutement Taste. Avantage : si vous êtes déjà en poste mais souhaitez changer pour étudier de nouvelles opportunités, votre profil s'affiche sans que vous ne dévoiliez ostensiblement votre recherche. Cinq conseils à respecter.
1. Choisissez avec soin vos mots-clefs
Explicitez donc vos missions, en intégrant les mots-clefs qui vous distingueront mais surtout qui peuvent être la clef d'entrée d'un recruteur en quête de profils. A éviter par exemple : indiquer en en-tête "conseiller en patrimoine en recherche d'emploi". "Un recruteur à la recherche d'un professionnel ne tape pas "à la recherche d'un emploi" dans les moteurs de recherche pour trouver un candidat", constate Laurent Rignault, fondateur et gérant de Expert is Me, agence conseil en marketing et communication spécialisée dans les réseaux sociaux. 
Mettez-vous à la place d'une entreprise, qui, si elle cherche un professionnel, exprimera sa requête avec le nom du métier, pas le statut de la personne. Si vous souhaitez cependant spécifier votre disponibilité, vous pouvez cocher " à l'écoute des opportunités". Les recruteurs ou vos contacts sauront ainsi qu'ils ont la possibilité de vous contacter ou de vous recommander, au cas où un poste se libère. 
Concevez votre page "profil" comme un CV, mais enrichi : vous pouvez ainsi faire une liste de vos compétentes la plus précise possible, et placez les mots clés les plus utilisés dans votre métier, ainsi que des termes plus spécifiques. Par exemple, utilisez back-office si vous êtes opérateur de marché sur le back-office, mais aussi OPCVM par exemple si vous travaillez sur ce marché. Les réseaux sociaux sont souvent utilisés pour la détection de profils rares et/ou très recherchés, comme les contrôleurs de risques opérationnels. Choisissez des termes techniques et déterminant bien les atouts de votre profil. Mettez également en avant vos années d’expérience en en-tête de votre profil, quand elle dépasse les trois ans. 
2. Actualisez constamment votre profil
Ne vous contentez pas cependant d'inscrire votre parcours et les spécificités de votre métier, mais surtout faites vivre votre profil, dans la limite de la confidentialité de vos missions. Un nouveau projet, mene pour un client prestigieux ? Un poste de directeur d'agence dans une structure plus importante ? N’oubliez pas de rafraîchir vos informations. En entretenant régulièrement votre profil, vous vous positionnez comme un professionnel, voir un expert, relié à la réalité, aux tendances et aux innovations de votre secteur et à un réseau qui se travaille au quotidien. Vous gagnerez de plus en visibilité : les moteurs de recherche, friands de nouveautés "remontent" les profils les plus récents.
3. Triez et alimentez vos relations
N'attendez pas que l'on vous demande d'être en lien pour constituer votre réseau, mais anticipez ! "Prenez le temps d'inviter vos contacts de façon personnalisée car les messages types sont assez rebutants", conseille Damien Crequer. Choisissez vos "invités" en fonction des liens que vous avez avec eux ou qu'ils ont avec votre domaine. Collèges, responsables hiérarchiques, clients auprès desquels vous avez tout intérêt à montrer votre professionnalisme, experts de votre établissement ou agence bancaire avec lesquels vous avez des contacts et échanges réguliers . . . Cela vous permettra de les alimenter en informations, études, prospectives, articles de presse intéressant votre métier et de prouver votre pertinence sur certains sujets, ainsi que votre volonté de collaborer. Identifiez les membres qui diffusent les informations les plus pertinentes, suivez-les et échangez avec eux. "L'erreur la plus fréquente est de se contenter d'émettre de l'information, constate Damien Créquer. "Or c'est en commentant ce qu'écrivent les autres que l'on noue un dialogue. . . et des liens". 
Vous pouvez repérer ces groupes formés sur des thématiques particulières et participer aux échanges, vous serez plus aisément identifié.
4. Généralistes ou spécialisés, variez vos réseaux
Les incontournables désormais sont Viadeo (français) et Linkedin (américain), tous secteurs d’activité confondus. Facebook reste un excellent moyen d'établir des liens, mais est souvent plus utilisé dans un cadre plus personnel. On peut également avec profit s'inscrire sur des réseaux spécialisés, tels que dogfinance, l'Agefi (sur l'espace communautaire) ou peopleinfinance.
5. Soyez maître de votre temps
Dans tous les cas, reste à ne pas se disperser ni se laisser déborder par la multitude d’informations. Consacrez chaque jour ou deux fois par semaine, par exemple, un temps limité pour consulter les messages, recueillir et donner des informations, vérifier la popularité de votre profil . . . Histoire de ne jamais perdre le fil et de ne pas donner l'impression que vous n’êtes pas actif dans un monde professionnel qui le demande.    

  





vendredi 29 août 2014

Comment demander une lettre de recommandation ?







source : terrafemina.com

                   

Par Marine Deffrennes
Publié le 20 févier 2014

La lettre de recommandation, une pièce obligatoire ? 

La lettre de recommandation représente en quelque sorte la cerise sur le gâteau de votre candidature. Elle peut faire la différence. Néanmoins elle n'est pas toujours nécessaire, puis qu’aujourd’hui les recruteurs disposent de Linkedin notamment pour vérifier l'exactitude de votre CV , mais aussi pour consulter les recommandations faites par d'autres sur votre profil.  

Celui-ci peut aussi se débrouiller facilement pour passer un coup de fil à votre ex boss pour en savoir un peu plus sur vous, et ce de façon "informelle". De fait , la "lettre de reco" a un petit côté old-school mais peut encore vous être demandée. Si ce n'est pas le cas, sachez identifier selon la situation si la démarche en vaut la peine.

Comment obtenir vos lettres de recommandation ? 

Quand nous nous mettons à chercher du boulot, nous sommes tous obsédés par le CV et la lettre de motivation, en revanche nous sommes particulièrement nuls lorsqu'il s'agit de faire une liste à jour de nos compétences et expertise. C'est pourtant une question majeure à se poser avant même de postuler : sur quoi voulez-vous orienter le recruteur ? Dans quels domaines pourra-t-il vous cuisiner sans risque ? N'attendez donc pas la dernière minute pour demander à qui de droit une super lettre de recommandation qui canalisera l'attention de votre futur boss sur vos points forts.

Choisissez des mentors stratégiques 

Passez en revue votre réseau, sélectionnez des personnes dont vous êtes proche et dont vous êtes sûr qu'ils vous défendront à 100% quoi qu'il arrive (même en cas de coup de fil improvisé). Ces mentors doivent aussi avoir un profil professionnel et une réputation sans taches avec une expertise proche de celle qu'on attend de vous dans le job que vous convoitez.

Identifiez le rôle de chaque lettre 

Demandez à vos mentors de se concentrer sur un aspect en particulier, plutôt que de partir dans tous les sens. L'un pourra évoquer votre personnalité, l’autre vos connaissances, un troisième abordera votre capacité à manager et un quatrième votre créativité. Le recruteur disposera ainsi d’une vue globale et précise sur qui vous êtes et ce qui vous intéresse.

Coachez vos mentors, ou faites carrément le nègre . . .

Pensez donc à briefer correctement les auteurs de vos lettre de recommandation autour d'un café ou d'un déjeuner par exemple ? Expliquez à chacun à pour quel type de poste vous postulez, et sur quel sujet vous attendez son soutien. Mieux, écrivez la lettre pour lui, au moins la V1. C'est un secret de Polichinelle, tout le monde le fait, parce que tout le monde est sous l'eau . . .Bien sûr il est hors de question de ne pas faire valider votre œuvre à l'auteur officiel de la lettre, si vous êtes découvert vous pourriez être viré avant même votre premier jour.

Cher Monsieur Grivoux, 

Je vous écris pour vous recommander la candidature d'Alice Slochym pour le poste de responsable administrative au sein de votre société.
Alice a travaillé dans notre société en tant qu'assistante administrative pendant deux ans, de 2011 à 2013. 
Alice a fourni un travail excellent dans cette mission et représentait une ressource majeure au sein de nos équipes. 
Elle dispose d’excellentes qualités relationnelles, tant dans la communication écrite que verbale, se montre très organisée, est capable de travailler en autonomie et d'assurer le suivi des dossiers pour que les projets aboutissent.

Alice s'est toujours montrée très volontaire, et entretenait des rapports excellents avec ses collaborateurs tout comme avec nos partenaires et nos clients.

Elle sera sans aucun doute un atout pour son prochain employeur, et je suis prêt à la recommander sans réserve pour le poste que vous cherchez à pourvoir. 

Bien cordialement, 

mercredi 13 août 2014

Plus on est diplomé , plus on s'expatrie !









                          Source : etudiant.lefigaro.fr




L’étude de l'Association des ingénieurs et scientifiques de France se penche sur les motivations de départ des-jeunes.

Un moyen de fuir un système français où le chômage touche 24%,5 des moins de 24 ans ou un passage quasi obligé, dans un monde internationalisé ? L'enquête menée par le Liepp (Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques) de Sciences Po, publiée début mars, montre que les jeunes les plus diplômés sont ceux qui quittent le plus la France. Pour les  non-diplômés, le taux d'expatriation ne dépasse pas 0,04 %, contre 2,1 % pour le titulaire d'un doctorat - c'est 52 fois plus.

L'Association des ingénieurs te scientifiques de France nourrit la lancinante question de l'exode des jeunes Français à l’étranger. Preuve de l'attention qu'elle porte désormais à ce sujet, l'association a interrogé cette année spécifiquement les jeunes sur leurs motivations de départ et leur éventuelle intention de retour . . . La part des jeunes ingénieurs et scientifiques travaillant à l'étranger ne cesse en effet de grimper, passant de 19% en 2012, contre 15,3% en 2011 et 14,6% en 2008.

L'expatriation des Français augmente depuis dix ans (+3 à 4% par an, selon le Quai d'Orsay) et concerne davantage les jeunes et les profils qualifiés. Ainsi, plus de la moitié des 1,5 à 2 millions de Français installés à l'étranger possède un niveau master ou doctorat.

Faut-il s'inquiéter de cette expatriation des "talents" ? Début avril, l'Assemblée nationale a choisi de se pencher sérieusement sur la question sur proposition de l'UMP. Emmenée par Luc Chatel, député de la Haute-Marne, une commission d'enquête travaillera sur "l'exil des forces vives" depuis dix ans. Objectif : faire la lumière sur l'ampleur du phénomène, données chiffrées à l’appui. Et en savoir davantage sur le profil de ces jeunes. S'agit-il de diplômés en quête d'une expérience à l'étranger, de chercheurs insatisfaits des conditions offertes par la France, de futurs patrons de start-up ?

Manque de débouchés en France

En juin 2013, la Conférence des grandes écoles - qui compte les fleurons de notre système éducatif, de l'X à HEC, en passant par l'Essec ou Centrale - mettait l'accent sur une augmentation des diplômé débutant leur carrière professionnelle hors de France (16%, soit + 3 points de plus que l'année précédente). La Conférence évoquait une "fuite", faute de débouché et de salaires suffisamment attractifs au sein de l'Hexagone.  

Le constat est similaire du côté des ingénieurs. Avec un fort accroissement des dépars vers les pays du sud-est, en Chine, à Singapour. "Cette zone compte désormais autant d'ingénieurs français qu'aux Etats-Unis), note Gérard Duwat, responsable de l'Observatoire de l'Association des ingénieurs et scientifiques de France. Avec ses grandes universités ses grands laboratoires, les Etats-Unis restent bel et bien pour ces jeunes ingénieurs un eldorado. "La Silicon Valley réunit les conditions d'accueil administratives, techniques et financières optimales pour démarre une aventure", poursuit Gérard Duwat qui observe des conditions comparables au Canada, mais également en Israël. 

L'envie d’entreprendre est-elle forcément synonyme d'expatriation pour les jeunes diplômés ? En mars 2014, une enquête de la chambre de commerce de Paris mettait le doigt sur le sujet, constatant une changement de profils de Français en partance. Si le nombre de personnes envoyées à l'étranger par leur entreprise, sous le statut confortable d'expatriés, diminue d'année en année ( de 36 à 19% entre 2003 et 2013), celui des créateurs d'entreprise augmente de manière significative  ( de 10 à 18%). S'agit-il d'une perte sèche pour la France ? C'est l'une des grandes questions sur lesquelles il n’existe pas de données précises, mais de simples enquêtes d'intention. 








dimanche 27 juillet 2014

Vers la fin du CDI ?









Risque d'une mauvaise embauche, nouvelles méthodes de travail, externalisation, développement de nouveau statut permettant de travailler, . . Voguons-nous vers la fin du contrat à durée indéterminée ?

L'emploi en CDI est de plus en plus impopulaire chez les TPE et PME comme en témoigne les augmentations récentes du nombre de CDD. De nouvelles alternatives se développent et le marché du travail change. Effet d'une période de fragilité économique ou réel changement des mentalités ?

La prolifération du CDD

Les petites (et grosses !) entreprises se dirigent vers des contrats à courte durée, qui nécessitent moins de visibilité sur les ventes futures. Les contrats de travail temporaire sont de plus en plus nombreux - surtout chez les jeunes. Selon une étude de l'INSEE, plus de la moitié des salariés de moins de 24 ans sont en CDD, en intérim ou en alternance.
Contrairement à 18% d'entre eux en 1982. Des chiffres qui pourraient s'amplifier au regard de la conjoncture actuelle. Les aides mis en place pour faire face au chômage, ont aussi baissé. A la fin des années 90, ils étaient plus de 800 000 bénéficiaires, contre les 300 000 recensés il y a 2 ans. 

Les contrats en CDI baissent ainsi au profit, majoritairement, du CDD. Les statistiques le prouvent. D'après la caisse nationale de l’URSSAF, les CDI ont chuté de 12% de 2012 à 2013. Aujourd'hui, les CDD représentent 81,7% des embauche (contre 71,3% il y a 10 ans). Ils se multiplient donc logiquement, mais raccourcissent : +2,6% pour les CDD de plus d'un mois ; +6,5% pour les CDD de moins d'un mois. 

L'influence des nouveaux outils et méthodes de travail

Les nouveaux outils liés à Internet replacent cette problématique au goût du jour. La dématérialisation de l'information et du partage, qui conduisent à la décentralisation du travail en général et  à l'autonomie du travailleur, changent la donne. Grâce à des solutions Cloud (Google Drive), aux e-mails et intranet, à Skype, et à la numérisation en général ; la majorité des travailleurs peuvent œuvrer de chez eux, avec comme seul outil un ordinateur et une connexion internet. Dès lors, il est plus facile pour un employeur d'externaliser, et de faire travailler à distance des free-lance. 

La frilosité des entreprises à employer un CDI

Dès lors,comment expliquer davantage ces chiffres, et la frilosité des entreprises ? Déjà par les points faibles du CDI :
° L'employé, du fait de la sécurité de celui-ci, peut être tenté de diminuer son implication, ou bien de s'installer dans une routine, ce qui nuira à sa productivité.  
° Le contrat est aussi peu flexible, Il est très complexe pour un employeur de licencier son salarié ou de diminuer ses heurs de travail lorsque l’activité diminue. 
° Les salariés partant en congés sont extrêmement difficiles à remplacer dans les PME qui disposent de peu d'effectif et d'une charge de travail élevé.
° Il subsiste un véritable risque - en période de crise économique - à engager un CDI, étant donné les difficultés du recrutement (et du licenciement).
De nombreuses PME ou TPE remettent en cause la flexibilité du code du travail, peu adapté à la taille de leur structure. Les attaques aux prudhommes, qui semblent s'être banalisées, effraient aussi les dirigeants qui évitent d'employer.

Les alternatives privilégiées

Pour éviter le CDI, les employeurs se tournent vers d'autres statuts, comme celui d'auto-entrepreneur, qui n'offrent pas de garanties (avec une sécurité de l'emploi moins absolue) au travailleur. Pourquoi ? D'abord car ce dernier s'implique, en général, plus dans son travail puisqu’il peut voir sa mission s’achever à tout moment. Depuis sa mise en place en 2009, initialement pour faciliter la prise de risque en France, on compte aujourd'hui prés d'un million d’auto-entrepreneurs actifs. Ce qui en fait une solution très populaire. Le statut revient à un régime simplifié d'entreprise, qui vous exempte de charges sociales et fiscales quand il n’y a pas de CA dégagé. Ce statut offre à une personne la possibilité de se "mettre à son compte" tout en travaillant pour une entreprise qui n’aurait pas à l'employer. 

Dans la même lignée que celle de l'auto-entrepreneuriat, le partage salarial permet à une personne de proposer ses services -ou de tester sont entreprise- sans créer de société. La loi de modernisation du marché du travail le définit comme "un ensemble de relations contractuelles organisées entre une entreprise de portage, une personne portée et des entreprises clientes comportant pour la personne portée le régime du salariat et la rémunération de sa prestation chez le client par l'entreprise de portage. Il garantit les droits de la personne portée sur son apport de clientèle". Le porté (qui a le statut de cadre) effectue une prestation pour un client, qui verse ses honoraires à une société de partage. Cette dernière les redistribue au porté, en déduisant les cotisations sociales et une commission. Cette alternative concerne plus des missions bien définies qu'une période indéterminée.

Le CDD reste l'alternative la plus prisée par les petites entreprises. De durée déterminée, le risque professionnel est moins grand pour l'employeur (même s'il est plus couteux) et permet toujours de proposer un CDI à la fin de la durée convenue . . .  

  

 

samedi 19 juillet 2014

Dopage au travail : une banalisation dangereuse










La consommation de substance (médicament, stupéfiant . . ) pour affronter une situation jugée problématique (examen scolaire, challenge professionnel, entretien d'embauche . . .) à des fins de performance, est un phénomène qui se banalise dangereusement . . .

Interview
Frédéric Nordmann, Préventeur
Fondation Sport Santé, Comité National Olympique 

"Il existe un marché Internet . . ."

Agir Mag : On ne Parle pas de "dopage" au travail mais de "conduite dopante" . . 
Frédéric Nordman : Le dopage est un règlement spécifique lié à l’activité sportive qui interdit l’amélioration de la performance par l'usage de produits ou de procédés, pour des questions à la fois éthique et de santé publique. En dehors de la sphère sportive, on parle de "conduite dopante" pour désigner la consommation de produits spécifiques à des fins de performance dans la sphère professionnelle ou étudiante . . . 

Agir Mag : Quel est l'état des lieux ?
F.N : La part de la population générale est forcément " aveugle " car il n’existe pas de moyens de contrôle. Les indicateurs proviennent donc des centres de soins et des demandes de prise en charge des personnes. Sur ces bases, on constate une population parfaitement insérée socialement, exerçant tous types de profession, dans des secteurs d'activité très variés. Les produits concernés sont principalement la cocaïne, des stimulants (amphétamine, éphédrine) et l’usage de nouvelles molécules telles que l'anti-Parkinsonien et l'anti-Alzheimer. Si la vie de ces personnes s'organise autour de l'achat et de l'usage du produit, elles sont clairement en situation de dépendance.

Agir Mag : Quels sont les dangers et les risques associés ?
F.N : Cela devient évidemment un enjeu de santé publique et de santé au travail. Les effets secondaires de certains produits sont méconnus, de même que les conséquences sociales. Ramené à l'entreprise, il peut s'agir de démarche individuelle ou collective ; nous sommes alors dans des cas précis d'addictions en milieu professionnel. Par ailleurs, il existe un "marché Internet" qui permet de se procurer facilement tel ou tel produit, échappant à toute prescription médicale et à tout contrôle. . . 

Agir Mag : Comment organiser la prévention en amont ?
F.N : La première action est de sortir du déni ! Ensuite, il est indispensable de développer la connaissance des produits et leur sophistication. Un travail est également nécessaire, c'est-à-dire construire des scenarii professionnels pour essayer de déterminer et évaluer les facteurs déclencheurs. Surtout, il faut former au repérage précoce, et notamment les médecins du travail. Le débit de voix accéléré, l'endormissement ou une agressivité non coutumière sont des indicateurs de conduite dopante . . . .

mardi 8 juillet 2014

Ne tirons pas ( trop ) sur les stages et sur les entreprises qui en proposent










Une fois de plus, la question des stages étudiants fait l’actualité, avec la réforme que vient de voter l'Assemblée nationale. Une fois encore, il s'agit de limiter par la loi les abus des entreprises, d'offrir aux étudiants une forme de protection de leur apporter une "gratification" convenable, de leur éviter d'être "taillables et corvéables" à merci. Sur le principe, rien à redire : dans l'ensemble, ces mesures sont justes, tant sont nombreux les abus qui ont maintes fois été dénoncés, notamment par l'association Génération Précaires.

Les entreprise qui "abusent" des stages et "profitent" des stagiaires ont triplement tort. D'abord, parce qu'elles n’imaginent pas les ravages que peuvent leur causer, en termes d'image, à l'heure des réseaux sociaux (mais aussi du bouche à oreille sur les campus) certaines pratiques hélas largement répandues : le recours systématique aux stagiaires comme main d’œuvre bon marché, les stages mal encadrés, les indemnités trop chichement calculées, mégotées ou même refusées, les missions dépourvues du moindre intérêt pédagogique (stages "photocopieuse", stages de phoning, etc), les directeurs de stage débordés et/ou incapables de la moindre empathie, on en passe et des pires . . . Au reste, les responsables des relations entreprise ou des stages dans les universités ou les écoles ont vite fait d'identifier ces employeurs au comportement "indélicat", voire cynique.

Elles ont tort aussi parce qu'elles ne jouent pas leur rôle d'entreprises "citoyennes", engagées dans le progrès de la société et servant in fine leur propre intérêt en contribuant à la formation des jeunes.

Elles ont tort enfin parce que, plus largement, elles alimentent par leurs pratiques détestables un climat "anti-entreprises" qui n'est que trop répandu dans notre pays, en particulier chez les jeunes. Un climat qui est une des causes de tensions sociales et de l’absence de consensus que beaucoup déplorent.

A quoi sert un stage ?

Mais il ne faudrait pas que ces abus et ces dérives, hélas bien réels, viennent occulter les mérites incontestable des stages et leur contribution décisive  à la formation des jeunes.

Quel est en effet le principe même du stage ? C'est de permettre aux jeunes et aux étudiants d'appliquer dans un contexte professionnel les enseignements théoriques qu'ils ont suivi, et donc de compléter leur formation. De leur permettre de se familiariser avec la vie professionnelle en général - et ses exigences : respect des délais, fonctionnement hiérarchisé, souci du client, organisation, problématiques complexes, etc. Le stage fournit aussi aux étudiants l'occasion de se familiariser avec un secteur d'activité, un métier et/ou une fonction, et de préciser ainsi leurs choix d'orientation et leur projet professionnel. Accessoirement, enfin, les stages permettent aux jeunes de gagner un peu d'argent, et donc de financer (en partie) leurs études ou leurs loisirs.

Avec le stage, l'entreprise s'engage à contribuer de son mieux à la formation du jeune, en l'accueillant pendant une période plus ou moins courte, en lui présentant son mode de fonctionnement et en le confiant à un responsable de stage. Elle y trouve son compte : elle bénéficie ainsi non seulement d'une force d'appoint, mais d'un regard neuf, de récentes méthodes de travail. Elle s'offre en outre un point de vue sur telle ou telle école ou université. Dans bien des cas, l'accueil d'un stagiaire, surtout en fin d’études, permet aussi de le tester en situation réelle - et éventuellement d'amorcer son recrutement. Et même si ce n'est pas le cas, le stage peut être un bon outil de communication en direction des campus.

Tel est donc, plus ou moins, le contrat implicite - le pacte, pour utiliser un terme dans l'air du temps - qui lie l'entreprise, l'école et le stagiaire.

Respecter le pacte

Si ce contrat est respecté, l'operation est très largement gagnante pour tous les acteurs. Disons-le tout net : la formule des stages, si largement répandue en France, est une idée carrément géniale, qu'il faut à tout prix préserver. Cette spécificité française, cette "exception culturelle" que sont les stage, commence d'ailleurs à être regardée avec intérêt dans un nimbe croissant de pays. Et certains d'entre eux commencent à s'en inspirer, et parfois à la reprendre à leur compte. Pour ne prendre que cet exemple, l'un des points qui intéresse le plus les Chinois dans l'enseignement supérieur français est le lien fort entre l'école et le monde des entreprises, notamment par le biais des stages.

Si bien que la question ne devrait pas être seulement de limiter les abus, mais de trouver les moyens d’améliorer encore le fonctionnement de ce magnifique outil. De faire en sorte que les stagiaires en retirent encore plus de bienfaits. Parmi les pistes d’amélioration on peut évoquer celle d'un "debriefing" plus approfondi à l'issue de la mission - éventuellement en lieu et place du sempiternel rapport de stage, tellement figé qu’il n’apparaît plus guère, aux yeux des étudiants, que comme une corvée dépourvue de sens. Autre piste envisageable - et déjà pratiquée ici ou là : dans les entreprise qui accueillent plusieurs stagiaires en même temps, organiser des réunions régulières avec un ou plusieurs cadres. L'accent pourrait également être mis sur l'amont du stage et sur sa préparation, afin d'éviter aux jeunes de débarquer en touristes dans les entreprises.

Attention, aussi, à ne pas trop "charger la barque" des obligations imposées aux employeurs, plus celles-ci seront élevées, plus ceux-ci risquent de se montrer exigeants sur la "rentabilité" du stagiaire, et sur leur retour sur investissement. La véritable "contrepartie" - pour employer un mot à la mode - au travail accompli par le stagiaire, au moins autant que la "gratification" qu'elle verse au stagiaire, c'est la contribution à sa formation que lui apporte l'entreprise. Ne pas le perdre de vue. C'est d'abord sur l'aspect formateur du stage qu'il convient de se pencher. Cette gratification ne doit pas devenir un salaire, pas plus que le stage ne doit devenir un véritable emploi. N'en déplaise à certains, ce n’est pas sa fonction. C'est d’ailleurs ce sujet qui inquiète la Conférence des grandes écoles, laquelle vient de se fendre d'un communiqué pour rappeler que " tout texte visant à combattre les abus liés aux stages" devrait s'attacher aussi à "maintinir le degré de liberté et le niveau de confiance nécessaire" entre les parties.
Autrement dit, à respecter le "pacte". Encore faut-il que les entreprises le respectent elles aussi.


 http://focuscampus.blog.lemonde.fr



lundi 7 juillet 2014

7 conseils pour organiser sa recherche d'emploi










Fiona Collienne copyrigth Keljob / 05 octobre 2010

Chercher un emploi est une occupation à temps plein. Certes, mais comment organiser sa journée pour mieux chercher. Et comment trouver sans avoir l'impression d'y passer trop de temps ? Pour une recherche efficace, Keljob vous propose un programme de choc !

8h30 - 11h00 : Recherches sur le Net 
 
Au saut du lit, direction votre boîte mail pour checker les réponses à vos candidatures et vos alertes offres d'emploi. Dans la foulée, ouvrez vos sites d'emploi préférés (sans oublier Keljob.com . . .).  Avant de répondre aux annonces ou d'envoyer des candidatures spontanées, "surfez sur les sites internet des entreprises afin de leur envoyer la lettre de motivation la plus personnalisée possible", conseille Gérard Grasse, vice-président de l'Ascape 35, l'Association des cadres et jeunes diplômés pour l'emploi, située à Rennes. Prenez aussi quelques minutes pour faire le tour de vos réseaux sociaux professionnels de prédilection. si vos dernières approches ont porté leurs fruits, vous pourriez avoir reçu de nouveaux messages ou des propositions de mise en contact.

11h00 -11h30 : Prendre le pouls de l'actualité de votre secteur
 
Chaque jour, il est important de vous informer sur l'actualité de votre secteur d'activité, que ce soit par le biais de newsletters, de sites web ou de publications spécialisés. Être au courant des gros contrats signés par une entreprise ou des fusions et rachats, c'est essentiel pour repérer les bonnes opportunités et envoyer des candidatures spontanées. Attention toutefois, en vous promenant de lien en lien, à ne pas trop papillonner et perdre de vue votre objectif initial. Pensez aussi à vous rendre dans les salon et séminaires liés à votre profession. " En recherche d'emploi, il est important de rester à l'affût dans son domaine et de mettre à jour ses compétences", souligne Solène Baî, chargée de mission insertion professionnelle au sein de l'AFIJ ( Association pour faciliter l'insertion des jeunes diplômés.

11h30 - 12h30 : Un peu de sport

"Souvent, quand on cherche un emploi, on sort moins de chez soi, on est moins bien dans sa peau et ça se ressent dans les entretiens ", remarque Valérie Talleneau, coach en développement personnel et professionnel. Pas la peine de courir un marathon tous les jour. Une longue balade ou quelques mouvements de gymnastique peuvent suffire à décompresser au milieu d'une journée studieuse.

12h30 - 14h00 : Déjeuner aec un proche ou se faire plaisir
 
" La recherche d'emploi peut être usante et décourageante donc il est important de ne pas s'isoler ", conseille Solène Baî. Entourez-vous de personnes positives avec lesquelles vous pourrez partager votre projet et débriefer vos entretiens. En revanche, évitez les pessimistes qui vous rabâchent que les statistiques ne jouent pas en votre faveur . . . A défaut de rencontre avec un proche, accordez-vous une pause déjeuner stimulante : visiter une expo, aller au cinéma, cuisiner, écouter de la musique ou faire une sieste . . . toutes ces activités permettent de garder le moral. La plupart d'entre elles vous rendront aussi plus ouvert sur le monde et enrichiront vos discussions. " Lorsqu'on rencontre des gens en travaillant son réseau, on estime que 80% des conversations ne concernent pas le travail", remarque Valérie Talleneau qui recommande fortement de s'accorder chaque jour ce genre d'activités.
14h00 - 16h00 : Opération réseau
 
Internet, c'est bien, mais ça ne suffit pas. " On estime que deux tiers des emplois sont pourvus sans qu'une offre n'ait été émise ", indique Solène Baî, d'où l'importance d'aller à la rencontre de ce marché caché. Comment ? En décrochant son téléphone ! Anciens professeurs, camarades, ex-collègues et supérieurs mais aussi famille, amis, voisins, : tous ont un réseau qui pourrait potentiellement vous aider. " Appelez-les et sollicitez une rencontre pour obtenir des conseils de leur part ", recommande Valérie Talleneau. Autour d'un café, vous pourrez ainsi vérifier si votre projet professionnel est en conformité avec le marché et, qui sait, bénéficier de leur carnet de contacts pour agrandir votre réseau.
16h00 - 18h00 : Envoyer ses dernières candidatures 
 
Au cours de la journée, de nouvelles offres sont peut-être tombées et les différents contacts que vous avez eu sur votre réseau vous auront certainement donné des idées de candidature. Ne tardez pas, il faut être réactif.
18h00 - 18h30 : Faire le bilan d'une bonne journée de travail
 
" Je conseille de tenir un planning des candidatures envoyées afin d'y voir plus clair dans sa recherche d'emploi", explique Gérard Grasse. Dernière chose avant de vous accorder une soirée bien méritée : pensez à vous préparer un emploi du temps pour le lendemain !
Après 18h30 . . . .
 
Après une longue journée, c'est le moment de décompresser. La soirée est à vous.
 
 



















 









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